Big Flo & Oli – L’interview des Francofolies de La Rochelle

Big Flo & Oli - L'interview des Francofolies de La Rochelle.

NEWS Les deux frères sillonnent la France et enchaînent les scènes et les Festivals. Nous les avons rencontré aux Francofolies de La Rochelle.

Les Francofolies, Festival que vous connaissez bien car vous avez notamment participé aux chantier des Francos ?

Oli :

C’est ça dans la salle où on est actuellement c’est la salle des chantiers c’est là ou on a passé quelques semaines à répéter, à travailler notre show et on avait fait un concert ici je me souviens. C’était un de nos premiers concert complet et ça nous paraissait impossible te énorme, je sais pas combien on peut mettre de personnes ici. Mais c’était incroyable pour nous et ça fait drôle d’y retourner.

BigFlo :

0ué c’est vrai que La Rochelle on y était déjà avant que notre premier album sorte, genre vraiment c’était, on avait sortis qu’un EP c’était au tout tout début et on a vraiment vu petit à petit l’évolution de notre carrière à La Rochelle. On a commencé à 14h00 sur une des petites salles. Alors autant vous dire qu’on jouait devant un chien et deux vendeurs de parapluies (rires) et ensuite c’est monté petite à petit quoi donc La Rochelle est un vrai curseur on va dire de notre évolution.


Alors depuis, énorme carton, 2 albums, triple disque de platine pour celui là. Est ce que vous, vous voyez ça arriver ou vous prenez ça un peu dans la tête comme tout le monde ?

BigFlo :

Non en vrai, on espérait, on va pas vous mentir

Oli :

Oué c’est sur !

BigFlo :

J’ai pas envie de faire comme les artistes qui disent “ Oh on s’y attendaient pas du tout, on fait de la musique mais on espère pas vendre d’albums!” C’est pas vrai !

Nous c’est vrai qu’on espérait vraiment que ça marche, on rêvait des Zeniths depuis toujours, on rêvait de remplir des salles et de tout ça.

Oli :

Et puis on a beaucoup bossé, on a enchaîné les clips, on a enchaîné les freestyles, les petites scènes. On a chaque fois essayé de surprendre les gens et de de travailler sur ça !

BigFlo :

Après quand ça arrive enfin ! C’est dur de réaliser ça c’est sur !

Oli :

Oué oué !!

Vous bossez beaucoup avec les Youtubers, vous êtes beaucoup beaucoup sur Youtube avec énormément de Youtubers. Quand vous faites un passage sur Paris, ça se sent sur la toile ! Qu’est ce que ça vous a apporté de rencontrer toutes ces personnes aussi ?

Oli :

Bah des potes déjà !

BigFlo :

On est beaucoup sur internet, beaucoup sur Youtube et beaucoup de gens viennent me voir et me disent “vous êtes trop forts en marketing vous êtes toujours sur Youtube vous avez tout compris”. Souvent des mecs heu … barbus (rires) qui nous disent ça. Et en fait j’aime pas du tout ça parce qu’on est des mecs…. On le fait vraiment parce qu’on est fan de ce qu’ils font.  On est les premiers à regarder Youtube. Parce Qu’on a jamais vu Youtube comme un sous-média ou des sous-artistes. Pour moi c’est des artistes à part entière.

On a toujours aimé faire des choses avec eux, alors il se trouve qu’entre temps les mecs ils ont explosés vraiment et du coup à chaque fois qu’on fait des vidéos ..Parfois on nous parle plus des vidéos qu’on à pu faire avec Mc Fly et Carlito ou Squeezie que de sons à nous mais c’est vraiment que du kiff et du positif. D’ailleurs on est tellement sur Youtube qu’on à une chaîne Youtube à 2 millions d’abonnés alors qu’on est même pas Youtubers !

Je crois qu’on est dans le top 30 des plus grosses chaînes Youtube

Oli :

Même top 20 je pense

C’est fou le phénomène Big Flo & Oli, car on peut dire que c’est un phénomène. Il y a 300 000 albums, 2 millions sur Youtube, ça prend une ampleur phénoménale !

BigFlo :

Les chiffres sont dingues !

Oli :

On est hyper touchés ! Surtout le fait de remplir des salles en fait d’avoir fait un tournée Zénith complète et d’en remettre là Octobre Novembre et on finit à Bercy !

C’est juste énorme, ça prouve aussi que les gens nous écoutent avec le coeur. Qu’ils ont été touchés par notre histoire et celle qu’on raconte. Donc oué c’est vrai que c’est incroyable

BigFlo :

Pour ce qui est des réseaux on est vraiment la génération , on a grandit avec. Pour nous c’est complètement naturel. C’est pas quelque chose qu’on a du réfléchir.

D’ailleurs c’est une vrai discussion qu’on a quand on rencontre des artistes plus anciens, plus âgés qui nous disent “Je sais pas comment vous faites vous avec les réseaux et tout. “

Mais c’est vraiment ancrer c’est comme ça quoi ! C’est … On le réfléchit pas tant que ça quoi !

Vous avez conscience aujourd’hui d’être un modèle des fois pour des jeunes artistes, voir même pour des jeunes tout court avec le phénomène BigFlo & Oli et l’ampleur que ça à prit ?

BigFlo :

On fait attention à ça. Pareil on est pas le genre d’artistes qui disent “moi je m’en fout je fais ma musique pour moi, et puis les gens ils se démerdent avec ce que je donne”

Nous on fait vraiment la musique pour les gens, c’est à dire le but c’est que les gens kiffent, qu’ils passent un bon moment, c’est qu’il réfléchissent et qu’ils soient touchés.

Donc heu lors de notre premier album non, mais à partir du moment où notre album à fait Platine et qu’on a vu des enfants à nos concerts, qu’on sait qu’il y a des familles qui écoutent nos morceaux. Forcément derrière on a fait attention à ce qu’on disaient un peu plus !

Oli :

Mais en fait c’est grâce aux gens qu’on s’est rendus compte ! Tu vois c’est quand des gens viennent te voir à la fin du concert et te disent , il y a une phrase qui m’a marquée. “J’ai re-parlé à mon père après avoir écouté le morceau “Papa” et après vous avoir vus dans le clip, parce que je lui parlait plus et je me suis dis que c’étais con”.

C’est hyper touchant quoi !

BigFlo :
Il y a des gens qui se tatouent nos punchlines ou qui se tatouent des noms de morceaux, donc oué forcément […]

Oli :

Faut faire attention oué !

BigFlo :

[…] Forcément on sait qu’on a quand même un exemple à donner pour certains en tout cas.

Surtout que les rappeurs aujourd’hui c’est un peu les nouveaux supers héros je pense pour les jeunes quoi. ILs voient en eux beaucoup de choses parce que comme c’est une musique ou il y a… Elle est très mégalo en fait comme musique.

Les rappeurs parlent d’eux, ils parlent de leur vie, ils parlent de tout ça quoi, donc les gens s’attachent à fond à ça quoi. Donc je pense que c’est très important ce qu’on dit à un enfant de 13 ans qui écoute notre musique.

Et c’est un peu chiant de dire ça on sait mais bon on l’assume.

Vous avez touché le public, mais vous avez touché les pros aussi. Cette année vous avez obtenu le grand prix SACEM, vous avez été nommé aux victoires de la musique … Donc, vous avez vraiment tous les lauriers !

Oli :

C’est vrai, alors les pros ça a été une relation très complexe avec eux.

BigFlo :

Salauds ! (rire)

Oli :

Parce que nous on vient de Toulouse, on vient de la Province… La Province, j’aime pas

On vient de la France quoi  ! Il y a un décalage total entre le milieu parisien et le reste de la France. Et je pense qu’au début le milieu Parisien ne comprenait pas BigFlo & Oli

Ils voyaient deux mecs arriver sur scène “je suis pas un gansgtah”. On rappait l’histoire d’un mec qui tuait toute sa famille et tout. Ils se disaient “Mais qu’est ce que c’est ce que truc ? “ Il nous trouvaient hyper ringards. Et bien évidemment quand on commence à faire des millions de vues, quand ils voient qu’on remplit des salles, là d’un coup on nous donnent des prix !

Donc vous voyez que je suis un peu cynique, mais pas tout le monde car regarde des gens comme La Rochelle , eux ont toujours été là. Donc nous on oublis pas nous on oublis pas, on est assez fidèles, on oublis pas ceux qui ont été là depuis toujours !

Vous avez quel rapport avec le public Rochelais justement ?

Oli :

Le public Rochelais heuuu …

Un super rapport ! Mais de toute façon avec notre public en général, en France, en Suisse, en Belgique, on a un super rapport, on a l’impression d’avoir pleins de potes partout en France.

BigFlo :

C’est vrai que ceux qui étaient là en tout cas dans cette salle de 300 eux je pense que si on les croise ils nous font un regard particulier. Parce que eux il étaient là au début, au tout tout tout début. Donc c’est vrai que La Rochelle nous a vu vraiment grandir artistiquement

Et c’est une ville où on est contents de retourner à chaque fois.

Et justement, vous avez visité un peu les coins ? Vers La Rochelle.

BigFlo :

La Rochelle on connaît par coeur en fait à force.

Oli :

On connaît bien !

BigFlo :

On a fait l’aquarium…

Oli :

Tout le centre ville !

BigFlo :

On a fait le casino, d’ailleurs on a perdu beaucoup d’argent !

Oli :

Le clocher ..

BigFlo :

On a fait l’Oxford Club qui est une boite de nuit

Oli :

Ah le mec, bravo la visite ! (rires)

BigFlo :

Bah quoi, ça fait partie des choses de la vie ! Et on y retourne ce soir.

Mais après La Rochelle le vrai centre ville c’est assez petit. En 20 minutes c’est fait, mais c’est 20 minutes qui sont toujours très agréables !

C’est comme le Paléo, en Suisse ?

Oli :

Oué c’est encore plus vite fait je crois. Mais en tout cas le Paléo c’est comme les Francos, c’est des gens qui ont cru en nous assez tôt et qui nous ont donné des belles opportunités de nous faire connaître.

Donc hyper contents d’y retourner sur la grosse scène. Encore plus gros encore plus tard donc on est hyper heureux !

BigFlo :

Je sais que maintenant le prix pour avoir BigFlo & Oli en festival il à beaucoup, beaucoup augmenté . Et que parfois quand ont nous dit “ Au fait il y a tel festival, ils ont que ça a proposer” .

Je me dis que voilà on y va pour ça car eux ils étaient là depuis le début, donc vas y on y vas quoi pour ce prix là ! Car je considère que ceux qui étaient là depuis le début méritent ça.

Je parle de chiffres un peu trop là peut être je me suis chauffé là.

On en parlait des chiffres justement sur les festivals où ils faisaient la sur-enchère des billets et aussi la sur-enchère des cachets.

BigFlo :

Ah ils avaient dit ça ?

Oli :

C’est vrai qu’il y’en a qui craquent un peu.

Mais c’est que la musique ça a prit une autre dimension aujourd’hui avec les streamings et la force des jeunes maintenant. On a jamais autant écouté de musique j’ai l’impression on à jamais même autant zappé. Tout le monde écoute de tout.

BigFlo :

La musique c’est quasiment religieux aujourd’hui il y a un rapport en tout cas dans la jeunesse aux artistes et à la musique qui est politique presque et religieux quasiment. C’est à dire que si tu dis à quelqu’un “J’aime pas tel artiste” alors que lui il est fan ça peut se taper (rires). Et c’est fou ça à prit une ampleur vraiment très très personnelle pour les gens.

Est ce que vous avez fait des rencontres artistiques un peu particulières ici à La Rochelle. On se rappelle que l’année dernière vous étiez sur scène avec Vianney.

Et est ce que quand vous êtes sollicités pour des duos, des figurations, quels sont les critères de sélection et de choix ?

BigFlo :

Pour ce qui est des artistes ici et des rencontres notables. Cali, c’est pas ici qu’on l’a rencontré pour la première fois ?

Oli :

Non c’était aux Déferlantes.

BigFlo :

En tout cas ici on a croisé plein de monde.

Je sais même pas me souvenir tellement on a rencontré de gens.

Oli :

Iam, Orelsan ….

BigFlo :

Orelsan ! C’est une des premières fois qu’on l’a rencontré c’était ici, il se servait du riz quand je suis allé lui parler la première fois je crois ! (rires) Je m’en souviendrais toute ma vie.

Oli :

Mon frère il dit des trucs en interview ! Il est incroyable !

BigFlo :

Non mais pour te dire qu’on se souvient des petits détails. Non mais on a fait beaucoup de rencontres.

Mais dans tous les festivals en général. Ici la différence c’est qu’il y a beaucoup de pros. Ici c’est un peu le festival des pros.

Les Parisiens aiment bien venir ici, parce qu’il fait beau et qu’ils sont bien accueillis. Et du coup on rencontre beaucoup de gens, ça va très vite ici, en deux trois jours on peut gagner un an de carrière

Oli :

Et pour le critère ! Pour répondre à ta question. C’est surtout le côté humain. Comment ça se passe quand on est avec l’artiste. Est ce qu’on rigole ? Est ce qu’on est naturels ? On se dit les vérités directement et on marche beaucoup au feeling. C’est un peu classique comme réponse mais c’est vrai.

BigFlo :

Mais les gens nous demandent pas tant que ça. En tout cas jusqu’à aujourd’hui, les gens nous demandaient pas tant que ça.

Et ça arrive que les fans sur les réseaux se disent déçus parce que vous avez fait un duo avec un tel ou un tel ?

BigFlo :

Ah oui bien sur !

Oli :

On en a pas fait beaucoup donc ça va, mais oui ça arrive !

BigFlo :
On est aussi là pour surprendre et aussi là pour amener du nouveau. Et les fans peuvent pas être d’accord avec nous tout le temps. Et c’est même ça. Heureusement qu’on a des fans qui nous disent ça j’aime pas ou ça j’aime bien.

Le public de rap est assez intransigeant avec ces artistes et ne pardonnent pas les écarts comme pour les chanteurs de variété.

BigFlo :

On a un public qui est habitué. On fait des Storys où on fait des soirées avec Vianney dans l’hôtel ou où l’on est avec Squeezie.

Donc déjà de base ils sont obligés. Quand on est fans de BigFlo & Oli on est obligés d’être ouverts aux choses. Si on a envie de se donner un genre il faut changer d’artistes quoi je pense !

Vous ancrez beaucoup Toulouse dans votre histoire, est ce que vous avez eu la médaille de la ville à force ?

Oli :

Non non non, on en rêve !

BigFlo :

On parle au Maire par texto, hé on a percé quand même ! On a le Maire de la ville par texto et ça serait une de mes plus grandes fiertés !

Je pense que je la met à l’entrée comme ça dès que les gens rentrent ils doivent marcher dessus. Je veux qu’ils voient tous ça !

Oli :

En tout cas on essaye de s’impliquer bien dans notre ville. On a bossé avec des associations à Toulouse. On a invité tout notre lycée à notre concert.

On a des gros projets là pour faire bouger la ville et faire parler un peut de Toulouse.

BigFlo :

C’est important de donner l’espoir justement aux gens qui ne viennent pas de Paris. Et leur dire que Oui on peut venir d’une ville qui n’est pas Paris et réussir à gagner sa vie ou réussir à percer dans n’importe quel domaine. Même nous on vit pas à Paris. Alors que tout le monde pense qu’on est obligé de vivre à Paris pour faire de la musique. C’est faux.

Oli :

On fait nos albums la plupart à Toulouse, il y a tout ce qu’il faut ! Notre studio, on à tout là bas !

BigFlo :

Décentralisons la France !



 

Article par : Adélaïde Bondy

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